Laurence Lepez, du commerce au bâtiment

2017-08-09 15:15:00

Ancien cadre commercial, Laurence Lepez a créé son entreprise à Pérenchies et est maintenant une professionnelle du bâtiment.

En la voyant arriver dans sa tenue de plâtrier-plaquiste, on imagine qu’elle a toujours exercé ce métier ! Pourtant, dans une autre vie, Laurence Lepez a été VRP puis cadre commercial.
Pendant des années, elle a vendu toutes sortes d’outillages et matériaux pour le bâtiment, en parcourant les routes à raison de 120 000 km par an. Mais quelques excès de vitesse lui ont valu l’annulation de son permis de conduire.

Sans travail à l’approche de la quarantaine, Laurence pense alors à se reconvertir. Après avoir si souvent dormi à l’hôtel, elle a surtout envie de créer son « chez-soi ». Elle a beaucoup observé les artisans, demandé des conseils, et elle se sent capable de rénover une maison pour elle. Alors pourquoi pas les autres ?
« Je suis sportive de nature et j’ai toujours aimé la notion de compétition et de challenge. C’en était un de démarrer à zéro, d’entrer dans un monde que je ne connaissais pas ». Pour créer son entreprise, elle prépare un CAP de plaquiste au centre AFPA (Association pour les Formations Professionnelles des Adultes) de Lomme, puis suit pendant six mois une formation en gestion.

Le même travail que ses salariés

Cela fait maintenant deux ans que sous l’enseigne « HL Rénove Décor » à Pérenchies, Laurence Lepez est spécialisée dans les travaux de remise en état, isolation, pose de cloisons, peinture, parquet… La rénovation complète d’une maison ne lui fait pas peur, sachant qu’elle travaille avec des partenaires pour l’électricité et la plomberie.
Seule au départ, elle a réussi à embaucher un premier salarié au bout de 6 mois puis un deuxième. Elle les a formés elle-même. « Ce que je cherche avant tout, ce sont des gens responsables, qui en veulent », précise-t-elle.

Sur le terrain, du matin au soir, elle fait le même travail que ses employés. « J’ai plus de force qu’eux ! » répond-elle quand on lui demande si ce n’est pas trop dur physiquement. Elle les considère comme des collègues, tout en étant exigeante sur la qualité de leur travail : « Si quelque chose est mal fait, on défait et on recommence ! » Elle leur apprend surtout à être fiers de ce qu’ils accomplissent et à se faire respecter. « On a un métier en or ! » assure-t-elle.

Etre une femme ne l’a pas empêchée de trouver rapidement sa place et le bouche-à-oreilles a vite fonctionné auprès des clients. Pour preuve, ses délais d’intervention : de deux à trois semaines quand elle a commencé, ils sont maintenant de deux à trois mois.